Gaël Varoquaux

Thu 06 March 2003

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Tunnel beach et chocs culturels culinaires

Ce soir j’avais la pèche comme c’est pas croyable: dans ces cas je prend mon vélo et je pédale comme un taré. Je voulais visiter la “Kaikorai valley” mais je l’ai traversé trop vite, alors j’ai continué jusqu’à la côte. Là je suis tombé sur la route menant à “Tunnel beach”, comme on m’avait beaucoup parlé de cette plage j’y suis allé. Assez plutôt fascinant : la côte est faite d’une jolie falaise jaune dans laquelle la houle incessante de l’océan pacifique a creusé des motifs les plus étranges. Il y a une petite presque ile avec un pont naturel sous lequel s’engouffrent les vagues. On decend à la plage elle-même par un tunnel en pente grand comme un petit homme où des marches ont étés façonnées. La plage est longue d’une vingtaine de mêtres, au fond d’une petite crique, encombrée par une dizaines de rochers grands commes des baleines. On y est coincé entre la mer qui rugit et des grandes falaises entièrement lisses. C’est vraiment géant d’avoir un endroit comme cela à une demi heure de vélo de la maison.

Aujourd’hui c’est mon jour de cuisine, et je ne voulais pas me fouler : omelette au champignons et pomme de terre à la poelle. J’avais mis un de mes CD de jazz ringuard pour faire la cuisine (Miles Davis et Charlie Parker), à la place de la radio qui est en marche 24h sur 24. Quand les autres sont arrivés ils ont poliment laissé le CD jusqu’au bout, mais “The Edge FM” est vite revenu aprés. Je ne suis pas mécontent de ma cuisine de ce soir : les pommes de terres étaient cuites et les trois ognions entiers que j’avais mis dedans n’étaient pas de trop, l’omelette n’étais pas mauvaise, compte tenu du manque de crème fraiche, et de la poelle tordue. Mais bon, tu sais bien, je les aime baveuses ! Personne n’a bronché mais Marc c’est fait des saucisses tandit que Louise finissait de cuire l’omelette à l’aide du micro-onde, pour en faire une pâte blanchâtre qui lui a alors convenu, et que Grant se faisait rechauffer du maïs. Ils n’ont même pas goutter à mon omelette ! Quand je pense qu’il y a ici des restaurant où on paye une somme ahurissante pour avoir de la cuisine française ! La première fois que je me suis fait du pain je l’ai mis à disposition de tout le monde. Il n’était pas absolument génial, mais certainement meilleur (et de loin) que les pains d’ici (des pains mis sans gout). Personne n’y a touché, l’aspect ne leur plaisait pas. Personne sauf Tim, l’américain, qui ne s’en n’est pas plaind. Lorsque je fais un essaie de couscous, je commence par me heurter à un problème de vocabulaire : “couscous” c’est comme cela qu’ils appellent la semoule, et ils n’imagent pas que cela puisse etre un plat. Moi cela heurte mon respect pour la cuisine magrébienne. Je leur fais donc un couscous, avec du boeuf car nous n’achétons par d’agneau pour faire des économies, et quand il s’est agit de rajouter les raisins secs on m’a arrété : je ne savais pas ce que je faisais, je n’avais pas de goût ! Le pire reste la ratatouille, qui a été décrétée trés bonne aprés l’ajout d’une sauce barbecue et de cotage cheese :-< . Pour ma part je suis content de ma cuisine, je n’obtient jamais exactement ce que je veux, mais c’est toujours plutôt bon ; les autres, eux, ont décidé que mes goûts étaient dégeulasses, et qu’il n’y avait rien à faire. Et pourtant j’apprécie leur cuisine, elle est juste trés différente de la cuisine Européenne. M’en fout : je mange bien, et c’est l’important.

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